Parole à Mgr Jean-Baptiste TIMENE, Délégué Episcopal
Dans quel état d’esprit accueillez-vous cet évènement ?
Le plan pastoral de notre diocèse propose un ensemble de valeurs « prophétiques » à vivre dans sa transformation progressive en vue de son établissement définitif dans le règne de Dieu et providentiellement la valeur programmée pour ce mois de mai est « être heureux et partager son bonheur ». je suis donc affirmer que c’est dans l’allégresse, le sérénité et la foi que le peuple de Dieu du Diocèse de Bafoussam se prépare à accueillir son pasteur, et il veut partager son bonheur de trouver grâce aux yeux de Dieu, avec toutes les personnes de bonne volonté sans distinction aucune. Et pour cette raison, cet évènement se veut le lieu d’une fête populaire.
Un mot sur le diocèse de Bafoussam..
Le diocèse de Bafoussam c’est cette portion de l’église catholique romaine située dans la région des hautes terres de l’Ouest Cameroun et couvrant une superficie moyenne de 12930 Km dont tous les fidèles d’environ 380 000 sur une population totale estimée à 2 200 000 d’habitants, à travers le projet pastoral qui les unit et les dynamise tous comme fils et filles du même père autour de l’Evêque diocésain comme pasteur propre assisté comme Evêque auxiliaire et des collaborateurs avisés membres du presbyterium, avec l’appui d’une équipe de laïcs bien préparés à la tâche, sont engagés dans une vision commune de transformation selon l’idéal de Dieu par l’action évangélique sous la conduite du Saint Esprit. On peut ainsi dénombrer une centaine des membres du presbyterium diocésain, 12 congrégations masculines, 25 congrégations féminines et de nombreux autres organisations laïques responsables, toutes composantes confondues engagées de façon organique et dynamique dans l’animation de diverses structures pastorales dont les plus éminentes sont les 79 paroisses et 13 secteur paroissiaux, 1 hôpital et 13 centres de santé, 24 établissements d’enseignement secondaire, 180 établissements d’enseignement primaire, 50 établissements d’enseignement maternel et de nombreux autres espaces d’assistance, de formation et d’éducation en vue du développement intégral de la personne humaine selon le dessein de Dieu.
Les defis qui attendent S.E. Mgr Dieudonné WATIO.?
Si nous convenons que la tâche essentielle de l’Eglise est d’évangéliser, je peux affirmer que les défis qui attendent Mgr Dieudonné WATIO sont ceux de l’évangélisation de cette portion de l’église qui est confiée. Il s’agira pour lui de continuer la tâche immense bien qu’exaltante commencée par ses prédécesseurs. Il devra faire en son temps ce qu’il peut dans le contexte qui est le sien. Le document du plan pastoral diocésain est cependant le document de base qui rassemble en les structurant ces défis majeurs du diocèse et offre dans un processus des stratégies pour les vaincre. Il s’agira pour le nouvel évêque à notre humble avis de consolider les acquis, de continuer le travail d’unification de la vision d’ensemble sur les objectifs primordiaux du diocèse pour éviter les pertes d’énergies et les querelles stériles, le travail de coordination des efforts de toutes les composantes de l’église locale dans le respect des charismes, compétences et ministères, l’action de formation systématique et continue des protagonistes et tous les autres acteurs du champ pastoral, la mobilisation sans réserve de tous les moyens matériels et humains nécessaires à la réalisation de ce noble projet de construction d’église Famille de Dieu à Bafoussam sur la base de la communion et la participation de tous et de chacun, une église selon le dessein de Dieu. En bref, les défis qui attendent notre nouvel évêque, sont les défis communs à toutes les églises particulières, mais dont la particularité ne relève que du contexte particulier de chaque diocèse.
Quelles sont les potentialités sur lesquelles il peut compter.?
Le document guide du projet pastoral diocésain (PRDI) dans son processus méthodique et à partir de l’analyse de la réalité du diocèse, a consacré tout une partie à « obstacles et potentialités » dans laquelle il est largement fait mention de tout ce qu’il y a comme situation-obstacle à ce que nous voulons être comme idéal, mais aussi de tout ce qu’il y a comme potentialités, en quelle que sorte des capacités ou possibilités que regorgent le diocèse pour surmontés les obstacles en vue idéal. Nous pourrons relever sans être exhaustif en terme de potentialités le milieu naturel du diocèse, des populations dynamiques, des populations favorables dans leur grande majorité à l’action de l’église, les agents pastoraux formés dans toutes les composantes ecclésiales et ceux qui sont disposés à se former pour une action efficace, beaucoup de structures déjà existantes qu’il faut coordonner et dynamiser, la création de nouvelles structures et infrastructures pour répondre à la demande toujours croissante, le grand éventail des services que l’église diocésaine offre avec un minimum de moyens disponibles, mais il faut dire que une certaine de l’Eglise, les frustrations, la misère généralisé, la vie chère, le poids négatif de certains un et coutumes, le manque de moyens matériels pour la réalisation de ses projets d’évangélisation et de promotion humaine etc. , sont en face de ces potentialités un adversaire sérieux dont il faut tenir compte pour n’envisager qu’avec mesure le travail pastoral à accomplir. Au-delà de tout, l’assistance de l’esprit Saint dans l’Eglise soutien notre espérance chrétienne.
Propos recueillis par l’Abbé Serge Julien TCHINDA et M. TUEKAM Sylvain