
Résultats de la levée des fonds organisée le samedi 28 avril 2012 à HOUKAHA'A
A L'OCCASION DE LA POSE DE LA PREMERE PIERRE DE LA FUTURE CATHEDRALE de BAFOUSSAM
Il y a 80 ans, en 1926, le pape Pie XI encourageait tous les diocèses du monde à célébrer le même jour le dimanche de la Mission, à prier et à donner pour l’évangélisation.
La collecte missionnaire que nous ferons dans toutes nos communautés paroissiales ou religieuses du diocèse de Bafoussam au cours de ce mois d’octobre, n’est pas une quête comme les autres.
Cette collecte missionnaire est extraordinaire parce qu’elle a été renouvelée par une femme au début du 19ème siècle. Pauline JARICOT (1799-1862), fille d’un négociant en soie de Lyon, ayant appris que les Missions d’Asie se trouvaient dans une situation critique, songea à fonder un groupe de prières, mais aussi d’aumônes, pour aider les missions. Se souvenant que les protestants anglais avaient depuis longtemps fondé une société dont les membres versaient un sou par semaine, elle mit des personnes au courant de son projet et fonda en 1820 le premier groupe parmi les filandières de Lyon.
«Un soir que mes parents jouaient au boston et qu’assise au coin du feu, je cherchais en Dieu le secours, c’est-à-dire le plan désiré, la claire vue de ce plan me fut donnée, et je compris la facilité qu’aurait chaque personne de mon intimité à trouver dix associés donnant un sou chaque semaine pour la Propagation de la Foi».
En 1822, c’est-à-dire deux ans après l’initiative de Pauline, naissait l’œuvre de la Propagation de la Foi, qui deviendra l’une des 4 Œuvres pontificales missionnaires, remarquable initiative de solidarité pour l’Eglise universelle.
La collecte missionnaire est extraordinaire, car elle est faite en même temps dans toutes les communautés catholiques du monde. Toutes les sommes récoltées dans le monde sont centralisées par les Œuvres pontificales missionnaires et redistribuées par un Conseil mondial, aux différentes Eglises, en fonction de leurs besoins.
La collecte missionnaire est extraordinaire parce qu’elle est prophétique pour les relations entre les Eglises comme entre les peuples. On parle de la dette des pays pauvres envers les pays riches. Et si l’on parlait autant de la dette des pays riches envers les pays pauvres. Et si l’on parlait de «dette mutuelle» entre les Eglises du monde. Et si nous nous rappelions comment St Paul saluait le zèle des Eglises de Macédoine qui ont été solidaires de l’Eglise de Jérusalem : Au milieu des multiples détresses qui les ont éprouvées, leur joie surabondante et leur pauvreté extrême ont débordé en trésors de libéralité. Selon leurs moyens et, j’en suis sûr, au-delà de leurs moyens, en toute spontanéité, avec une vive insistance, ils ont réclamé la grâce de participer à ce service au profit des chrétiens de Jérusalem… (1Co 8, 1-9).
La collecte missionnaire est extraordinaire parce qu’elle me fait espérer une Eglise qui vive mieux la communion. Cette quête me fait rêver qu’un pourcentage chaque année de plus en plus élevé des ressources des Eglises soit ainsi mis en péréquation. Cette quête est extraordinaire parce qu’elle me fait espérer que les Eglises d’Afrique, d’Asie, d’Amérique ou d’Océanie n’aient plus à venir mendier dans les Eglises d’Occident qui les ont fondées, afin de pouvoir subvenir à leurs besoins élémentaires pour l’évangélisation, pour le culte, pour la subsistance des agents pastoraux, pour l’exercice de la charité auprès des populations «très pauvres» de leurs pays dont elles sont solidaires.
Abbé Venant-Pascal FEUSSI
Directeur Diocésain des OPM

Résultats de la levée des fonds organisée le samedi 28 avril 2012 à HOUKAHA'A
A L'OCCASION DE LA POSE DE LA PREMERE PIERRE DE LA FUTURE CATHEDRALE de BAFOUSSAM